Le coin du mentounasc
Ou liman ent'a cousina mentounasca
Ou Mentounasc i apieije pran una cousina erbagéra, facha de rucha e d'erbage dou pais, a scrich Firpou, stòrian mentounasc. Ou duménigue, poulastre e counilhe venan enrichi ou pasto Mà, per a court de Louis ou Primou de Moùnigou, vers a fen dou XVIIe sécoulou, ou liman ese pran a r'aunoù ent'u paste dou prènchipe. En 1687, ou counte de Castelmaine, ese vengù de Loundra, en viaje fint'a Rouma, per esse ambassadoù de Guilhermou ou segound, press dou Papa Inoucent XI. Ou viaje dura sie semane. Aquel' ome ese rechevù per Louis ou primou, signoù de Mentan e Rocabruna. Ou prènchipe ese pran fierou dou sen cousinatou, (acà ese forshi una faura) Urbain Dufresne, mentounasc e mestre dou fournelou, que embarluqa r'invità de lussou e i regala un diernà magnìficou dame vinta-veche prate sarà o sucrà, toute fache dam'u agrume de Mentan. Aquela bela taura e u prate gustouse han encantà e stounà u counvive, Talament qu'un d'aquelu, que se sounava John Michael Wright a scrich un libre publicà à Rouma ra mem' anàia dam'ou titoulou « Raguaglio della solenne comparsa », (Aquelou libre se pouhe trovà e liege susa enternet). Per sabé n'en de mai, se pouhe liege ou libre « Ou liman de Mentan » edità da SAHM e Rom Edician en 2005.
Le citron dans la cuisine mentonnaise
Le Mentonnais est très sobre et végétarien par excellence écrit Firpo, historien local. Il se nourrit de sa production de fruits et de légumes. Le dimanche, volaille et lapins viennent enrichir le repas frugal. Mais à la cour de Louis 1er de Monaco, à la fin du XVIIe siècle, le citron est à l'honneur dans des mets bien plus élaborés. En 1687, le comte de Castelmaine, parti de Londres, voyage à travers l'Europe pour rejoindre Rome, où il sera ambassadeur de Guillaume Il, auprès du pape Innocent XI. Son voyage dure six semaines. Il est reçu avec beaucoup de fastes partout. Arrivé dans notre région, il est reçu par Louis 1er de Monaco, prince et seigneur de Menton et de Roquebrune. Le prince est très fier de son cuisinier, (c'est ce qu'en dit la légende) Urbain Dufresne, Mentonnais et maître des fourneaux. Il éblouit l'illustre invité en lui offrant un dîner magnifique, composé de 28 plats salés et sucrés, tous à base d'agrumes de Menton. la magnificence de la table et le goût incomparable des préparations charmèrent et étonnèrent les convives. Ce dîner est décrit par John Michael Wright, témoin oculaire, dans un livre publié à Rome la même année: « Ragguaglio della solenne comparsa », (livre que l'on peut consulter sur internet).
Recueilli par JL Caserio - Société d'Art et d'Histoire du Mentonnais
Pour en savoir plus voir l'ouvrage « Le Citron de Menton » édité par la SAHM et Rom Editions en 2005.
Paru dans Nice-Matin du Samedi 13 Mars 2010
www.nice-matin.com