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Le blog le Petit Mentonnais aborde les thèmes de la vie à Menton (Mentan). Des textes en mentounasc, l'Histoire et la culture mentonnaise. Les agrumes et citrons (liman) de Menton. Nos traditions et notre gastronomie.

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Ca y est nos douaniers ont trouvé la chnouffe du corniaud !

La chnouffe n'était pas dans les ailes de la voiture mais dans la capote électrique !
Aucune nouvelle du Youcouncoun (plus gros diamant du monde), quant à la batterie jetée sur la Côte ligure, nous voyons toujours autant de plongeurs arpenter nos fonds à sa recherche.
Espérons pour eux que des écologistes n'aient pas apporté la batterie contenant le fabuleux trésor dans une décharge.


Nous vous reproduisons ci-dessous un article de Nice-Matin avec une photo d'une prise de drogue par nos vaillants douaniers du poste de Saint-Louis.


La Côte d'Azur, une vitrine du trafic de drogue
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Photo : archives éric Dulière
Saisie de cocaïne par les douaniers de Menton. La drogue était dissimulée dans le mécanisme de capote électrique d'un coupé cabriolet Mercedes.


Terre d'attraction, d'excès parfois, le littoral réalise une sorte de synthèse en cumulant tous les trafics de stupéfiants. État des lieux.

Un Porsche Cayenne volé planqué dans un box discret à Grasse, des liasses de billets entassées au milieu de produits servant à couper habituellement de la cocaïne, tout cela a de quoi émoustiller les policiers spécialisés dans la lutte contre le trafic de stupéfiants. À première vue, ce pactole retrouvé après une véritable chasse au trésor (nos éditions de mercredi) pourrait coller parfaitement avec une saisie d'argent provenant de la drogue. L'homme qui détenait les clefs du box ayant conduit les policiers de la BAC - brigade anticriminalité - jusqu'à la " caverne d'Ali Baba " a été déféré hier au parquet de Grasse qui a ouvert une information judiciaire.

Des centaines de milliers d'euros dans le coffre d'un bolide, voilà une nouvelle affaire qui illustre parfaitement les flux financiers considérables générés par le trafic de drogue dans le département.

De l'argent, des touristes par millions, une jeunesse branchée qui s'éclate dans les boîtes à la mode de Cannes ou de Juan-les-Pins, des jet-setters qui s'entortillent sur des lignes, comme d'autres boivent une coupe, toutes les conditions sont réunies pour faire de la Côte un véritable supermarché de la « dope ». Surtout avec une position stratégique sur la route d'acheminement des stupéfiants (voir infographie ci-contre).

Et la Côte a aussi ses ambassadeurs du vice, flamboyants. L'un d'entre eux se pavanait dans une Bentley à 300 000 euros et s'affichait pendant le Festival de Cannes avec une chanteuse très connue. Mais l'élite n'est pas seule en cause. D'autant que la « coke » s'est démocratisée ces dernières années. « Quel que soit le milieu social, le profil, la coke, tout le monde s'en met dans le pif, de l'ouvrier au sportif professionnel en passant par l'homme politique qui en prend pour tenir », commente un policier.

Le grand banditisme et les caïds de cité

La demande est colossale. Le grand banditisme l'a bien compris et au royaume des crimes et délits, le trafic de stups a supplanté les braquages, les périlleuses attaques de fourgon, les dépassées machines à sous et les filles aux mains de proxénètes des pays de l'Est. Ce qui fait dire à un fin connaisseur du milieu qu'à de très rares exceptions près, « tous les voyous font dans la came ». « Mais ils ne mettent pas les mains dedans, et ne s'embêtent pas à couper la drogue, ils l'achètent avec des crédits vendeur auprès de grossistes et la revendent avec une marge à des intermédiaires en contact avec les dealers », explique un policier.

Pour aller la chercher en Espagne et la ramener lors d'allers et retours dans des véhicules puissants du type Porsche Cayenne, les fameux « go-fast », précédés de voitures ouvreuses, ils recrutent des jeunes dans les cités. « C'est facile pour des équipes de trouver des mules, des jeunes qui ont envie de prouver qu'on peut leur faire confiance, et qui mettent ainsi un pied dans le système », analyse encore cet enquêteur.

Certains se sont même mis à leur compte. Et arrosent leurs quartiers. « Ils commandent dix kilos, et les revendent avec une marge à dix vendeurs différents qui les écoulent en quelques jours », précise ce même spécialiste.

Les équipes sont devenues « mixtes ». Comme celle de Thierry Fornasari, un ancien braqueur cannois qui s'était associé à un caïd de l'Ariane, abattu en décembre dernier. Précurseurs de ces associations, les deux hommes sont tombés en 2003. 15 ans de prison par défaut pour le premier, en fuite en Espagne et 6 ans pour le second, alors « grand frère » et agent de l'OPAM. Car, finalement, la morale serait sauve.

En matière de trafic, les observateurs font le même constat : « Quelles que puissent être les précautions ou les ruses déployées, les dealers finissent toujours par être interpellés ».

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