Le blog le Petit Mentonnais aborde les thèmes de la vie à Menton (Mentan). Des textes en mentounasc, l'Histoire et la culture mentonnaise. Les agrumes et citrons (liman) de Menton. Nos traditions et notre gastronomie.
Après un mois d'ouverture, cet itinéraire qui relie les trois grandes cités de la Riviera est un succès. Premier bilan d'une ligne désormais à 1 euro.
Après un mois de gratuité, la ligne 18 poursuit sa belle trajectoire à travers la Riviera française avec déjà près de 5 000 voyageurs au compteur sur le seul mois de décembre ! Inaugurée le 1er décembre et gratuite pendant tout le mois, cette ligne de bus qui permet de relier Menton à Roquebrune Cap Martin et Beausoleil a obtenu un beau succès qui a perduré en janvier, même si le service est désormais payant (1 euro). Il semble que le passage à la tarification n'a pas bouleversé les choses, puisque les acteurs des transports mentonnais ont noté une légère baisse de l'ordre d'environ 10% en janvier.
«Nous sommes très satisfaits du résultat obtenu» annonce Patrick Cesari, maire de Roquebrune et président de la Communauté d'agglomération de la Riviera française, ajoutant : «Ce nouvel itinéraire a accueilli en moyenne 174 voyageurs par jour dans les deux sens, mais il y a eu des pics à 400 personnes pendant les vacances de Noël !». A l'initiative de la C.T.R. (compagnie des transports de la Riviera), un pointage journalier très rigoureux a été effectué par les chauffeurs eux-mêmes, afin de déterminer de façon très précise la fréquentation de la ligne par arrêt et selon les horaires de la journée.
Axe principal entre Carnolès et le marché
Cette première enquête vient de confirmer qu'il y a toujours une forte demande des usagers de Garavan, un quartier plutôt mal desservi par les bus : 50% des embarquements sur la ligne 18 ont été réalisés entre Menton Saint-Louis et Carnolès. La liaison entre Menton et Roquebrune reste donc l'axe majoritairement emprunté (et ce dans les deux sens) par les nouveaux usagers de la ligne 18, qui renouent ainsi avec l'ancienne ligne 3. Plus précisément, c'est le tronçon entre la mairie de Roquebrune et le marché de Menton (27% des embarquements) qui est le plus sollicité. Il s'agit plutôt d'une clientèle retraitée, mais l'on a pu observer aussi des jeunes scolarisés au lycée Paul-Valéry.
Cette enquête révèle enfin quelques surprises : le passage à Beausoleil (aussi bien au départ qu'à l'arrivée) a aussi bien fonctionné que la portion Menton-Roquebrune, puisque 30% des usagers ont emprunté le bus pour se rendre, depuis l'église de Beausoleil, à Carnolès ou au casino de Menton. «Intégrer Beausoleil dans cet itinéraire, c'est tout à fait nouveau, de même qu'un arrêt au Cap Martin. C'est dire que la demande existe bien» explique le président de la Carf. Des lieux excentrés qui incitent parfois à la promenade et à la découverte... Notamment les visiteurs qui séjournent à Monaco ou dans les résidences hôtelières de Beausoleil.
Un trajet incitatif en bord de mer
Passer à proximité des centres névralgiques des cités (marchés, mairies, gare) constitue forcément le point fort de cette ligne qui est une bonne alternative à la voiture, en même temps qu'un trajet incitatif, car elle emprunte le bord de mer et offre un panorama varié.
Enfin, elle permet, grâce à des horaires simples et réguliers (toutes les heures), une gestion anticipée de son emploi du temps."
«Si l'on reste sur ces bons chiffres, la ligne 18 est faite pour durer !» a affirmé Patrick Cesari.
Néanmoins, elle est encore à l'expérimentation durant un an et demi, le temps que les usagers aient le réflexe de l'emprunter et que la clientèle ait été étudiée en toute saison. Des études plus poussées vont être menées par le département transports de la Carf en partenariat avec les étudiants de l'IUT Stid de Menton pour envisager la ligne à long terme.
En attendant, dès le mois de mai prochain, deux nouveaux bus seront livrés, conformes aux normes européennes en faveur de l'environnement.
Pendant la Fête du citron, l'itinéraire de la ligne 18 sera réduit notamment les jours de corsos. Nous y reviendrons."
Notre journaliste photographe Citronnet a saisi sur le vif le bus 18 dans les montagnes de Garavan :
