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13 octobre 2014 1 13 /10 /octobre /2014 14:46

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Le Petit Mentonnais vous relate depuis des années ces passages interminables de clandestins par notre frontière de Garavan, ou par le TER et Saint-Ludovic, au gré des "printemps" arabes, révolutions, et éliminations de dictateur.

Un policier de la PAF (Police Aux Frontières) lâche une bombe (sans mauvais jeu de mot tant le terme de bombe est malvenu en ce moment) avec la divulgation d'un rapport aux journaux, paru dans le Figaro de ce jour 13 octobre 2014, et repris par l'essentiel de la presse nationale.

Dans un précédent article le Petit Mentonnais évoquait le nombre officieux de 30.000 clandestins immigrés par Menton depuis le début de l'année civile 2014.

Nos estimations étaient en réalité trois fois inférieures à la normale. Le chiffre officiel divulgué par ce fonctionnaire de la policeaux frontières de Menton est de 100.000 clandestins qui sont passsés par Menton ! Soit l'équivalent de la population de Menton et de ses touristes cumulativement !

L'attitude de l'Italie est fidèle à son image, cet état voisin nous envoie ses clandestins mais ne les reprend pas.

L'administration policière en est restée à un stade courtelinesque. Nous savions déjà que le logiciel Cheops pour interroger les personnes recherchées tombait souvent en panne pendant des heures sans possibilité d'être interrogé. Nous apprenons que le logiciel de rédaction des actes appelé LRP pour Logiciel de Rédaction des Procédures, ne permet pas de remettre dans sa langue maternelle à un clandestin une invitation à quitter le teritoire français, ou un formulaire de demande de renseignements qu'il puisse comprendre. Cette sorte de minitel évolué, périmé depuis des décennies, est un grand souci pour le travail et l'efficatité policière, mais la dernière préoccupation des hautes sphères du ministère de l'intérieur au chaud dans leur bureau à Paris.

Enfin, alors que le service de police de police et gendarmerie italienne est à 200 mètres à peine des bureaux de leurs homologues français, les Italiens ne se déplacent pas pour reprendre leurs clandestins.

Ci-dessous l'article du parisien paru en extraits sur un site au nom évoquateur :

http://www.je-suis-stupide-j-ai-vote-hollande.fr/blog/immigration-le-rapport-choc-dun-flic-de-base/

Voici ce rapport :

 

Un fonctionnaire de la Police aux frontières (PAF), fort de son expérience de terrain, a listé les failles du contrôle migratoire entre Vintimille et Menton. Morceaux choisis.

«Tous ces chiffres sont tirés de documents confidentiels auxquels je n’aurais pas dû avoir accès.» Le Figaro, qui avait révélé le compte rendu d’une «réunion exceptionnelle» à la préfecture des Alpes-Maritimes sur le «phénomène migratoire érythréen» , dévoile à présent des extraits d’un autre rapport édifiant. Rédigée, à l’insu de sa hiérarchie, par un fonctionnaire chevronné de la Police aux frontières (PAF), fraîchement remise à jour, cette note de 25 pages illustrée de photos a été transmise à des élus des Alpes-Maritimes pour qu’ils alertent l’opinion.

 

• Flux de migrants en explosion

«À ce jour, le flux est toujours le même en nombre, 100 à 150 interpellations par jour! Mais moins d’Érythréens et plus de Libyens et de Syriens», note l’agent. Selon lui, «les dernières estimations officieuses» font état d’«un million de migrants en attente en Afrique pour le transfert vers l’Europe». L’auteur du rapport corrige les chiffres officiels: «Baisse de 27 % du flux migratoire en août… C’est totalement faux!». Selon lui, si le flux des Érythréens a baissé, la police constate «une hausse importante du flux des Syriens». Il note«195 interpellations» pour la seule journée du «lundi 8 septembre».

 

• Policiers en insécurité

«Comment demander à 4 ou 5 fonctionnaires (des) deux services les plus sollicités d’interpeller 40 migrants dans un train?» Selon l’agent, il faut en permanence une force mobile en gares de Menton et de Nice. Ce qui est acquis «jusqu’au 31 décembre». Mais il ne faut pas dégarnir le dispositif au premier match de football venu. Prix de cet effort indispensable: «Un escadron mobile de gendarmerie logé à l’hôtel coûte environ 21 000 € par jour à l’État.»

 

• Barrière de la langue

L’agent interroge: «Comment demander à l’interpellé d’effectuer un passage au fichier des personnes recherchées? Lui demander de compléter la fiche de renseignement? Notifier à chaque migrant une Obligation de quitter le territoire français (OQTF)? En effet, la très grande majorité des interpellés, en provenance d’Érythrée, ne parlent ni arabe, ni anglais, ni français.» Il ajoute: « La loi stipule l’obligation de notifier les droits du gardé à vue dans sa langue d’origine et de lui en remettre un exemplaire. Mais les documents actuellement à disposition des enquêteurs via l’outil informatique sont uniquement en langue française.»

 

• Mauvaises manières entre États

À le lire, l’administration truque ses bilans. «Sur les feuilles de statistiques, écrit-il, la plupart des interpellés font l’objet d’une Réadmission Italie (RI). Or cela est faux!» Car les Italiens, «ne jouant pas le jeu», ne viennent pas chercher ces «RI». «Ils ne veulent pas que stagnent sur leur territoire des milliers de migrants en provenance d’Afrique. De ce fait, il est nécessaire de basculer sur une Remise à la limite du territoire (RLT): les policiers français raccompagnent les migrants interpellés jusqu’à la frontière franco-italienne, à pied, en leur indiquant par gestes de continuer leur chemin pédestrement pour entrer en Italie».

 

• Démotivation croissante des agents

L’auteur du rapport insiste sur la fragilité des procédures et rappelle qu’«il n’est pas possible d’expulser une personne qui arrive d’un pays en guerre ou en conflit interne». Conséquence: «L’individu est laissé Libre après procédure (LAP).» Et lorsque les policiers français raccompagnent les clandestins à pied vers la frontière, ils «reviennent en France quelques minutes après par une autre voie d’accès, tunnel routier, plage, autoroute…».

 

• La règle des 4 heures

Les migrants arrêtés ne sont retenus que quatre heures au poste frontière de Menton, assure l’agent, «parce que les autorités italiennes, à réception par télécopie du document de réadmission, ne prennent même pas la peine de répondre… Et au bout de quatre heures, faute de réponse, les policiers français raccompagnent les migrants vers l’Italie, à pied».

 

• La France prise en étau

Dans sa mise à jour du 25 septembre, le rédacteur du rapport ajoute, faisant allusion à la situation dans le Calaisis: «La Grande-Bretagne refoule les migrants vers la France, qui se retrouve donc dans une situation d’étranglement du flux sur son territoire.» Le fonctionnaire préconise de «remettre en application l’article 2 des accords de la convention de Schengen, qui prévoit le rétablissement des frontières». À l’instar de ce que fit la France lors des vagues du printemps arabe en 2011. Sans quoi, estime-t-il, «un tel flux va engendrer une hausse de la délinquance».

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Published by Le petit Mentonnais - dans des nouvelles de la frontière
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